HISTORIQUE

Reconnue depuis l’antiquité et dans  de nombreuses civilisations, l’hygiène intestinale a été pratiquée  comme simple mesure d’hygiène ou comme procédé thérapeutique majeur. Malheureusement, c’est une notion disparue des facultés de médecine depuis le début du 20è siècle.  La plupart des médecins d’aujourd’hui ne connaissent  pas l’hydrothérapie du côlon.

Pourtant on retrouve des traces prouvant l’importance du nettoyage intestinal tout au long de l’histoire, puisque les 1ers écrits datent d’au moins 5000 ans.

 

–        En Egypte, le papyrus Ebers  datant du XVIe siècle avant J-C relate une des premières utilisations de lavements intestinaux. Ceux-ci étaient pratiqués par les médecins pharaoniques avec  des poches (vessies  d’animaux) reliées à un tuyau de roseau et permettaient l’introduction d’eau dans les orifices naturels du corps pour le laver de l’intérieur.

–        Les civilisations les plus anciennes : comme celles des Esseniens ou celles de  la Mésopotamie,  et les plus lointaines : de l’Amérique du Sud (statuettes Maya au Guatemala),  à  l’Inde ( médecine ayurvédique),  la Chine (médecine chinoise) ou  l’Afrique ( médecine traditionnelle au  Congo) ,  ont préconisé ou pratiquent le nettoyage du gros intestin.

–        Des grands noms de l’histoire de la médecine comme Hippocrate, au 4° siècle avant Jésus-Christ, ont  préconisé les purges par voie orale ou lavements intestinaux avec les seringues à clystères pour soulager le contenu digestif et stimuler les sécrétions intestinales. Ces « soins » étaient accomplis par les Apothicaires.

–        Plus près de nous, au XVIe siècle, le chirurgien Ambroise Paré est le 1er à décrire précisément l’irrigation du côlon et à la distinguer du simple lavement.

 

–        Au XX° siècle, le professeur Metchnikoff de l’Institut Pasteur (prix Nobel de médecine en 1908, appelle le côlon « l’assassin de l’homme » et déclare que « la mort commence dans le côlon ».

Peu après, le Dr Kellog, nutritionniste pionnier américain, décrit en détail l’hydrothérapie du colon qui lui a permis d’éviter l’opération à 40000 de ses patients (Journal de l’American Medical Association en 1917). Il écrivit  « Au cours des 22 000 opérations que j’ai réalisées personnellement, je n’ai jamais trouvé un seul colon normal. » Dr Kellogg

–        Dans le même temps, le Dr Bosh en Allemagne met au point l’entérocleaner, ancêtre des appareils d’hydrothérapie actuels.

–        C’est entre 1920 et 1940, que la popularité de l’irrigation du côlon atteint son apogée aux USA. A cette époque, des machines pour nettoyer le côlon se voyaient couramment dans les hôpitaux et les cabinets médicaux.

–        D’ailleurs, en France, le Dr Lagroua ouvrit en 1939 le 1er centre officiel d’hydrothérapie du côlon à Paris, à l’hôpital Beaujon-Clichy. Mais ce service fut détruit pendant la guerre et ne fut malheureusement jamais reconstruit.

Pourtant, l‘intérêt pour l’irrigation du côlon a ensuite peu à peu décliné avec l’arrivée de la médecine moderne, l’allopathie et ses laxatifs chimiques…. Hélas, cela a aussi coïncidé avec la modification progressive de l’alimentation : agriculture intensive, produits industriels raffinés, trafiqués et pollués… Une « nourriture » de plus en plus difficile à  traiter pour notre côlon.

Heureusement, Il y a quand même eu quelques grands médecins encore convaincus de l’importance de l’hygiène intestinale pour préserver sa santé et qui ont activement milité pour l’irrigation du côlon comme La Dr Kousmine, le Dr Georges Monnier, le Dr Tal Schaller, … qui ont beaucoup milité pour l’hygiène intestinale.

Tous ont  insisté sur le fait que le gros intestin peut être le siège de plusieurs pathologies du fait de son encrassement et ont préconisé la pratique régulière de séances d’irrigation du côlon pour éviter l’auto-intoxication du corps.

 

Aujourd’hui, l’hydrothérapie du côlon, reconnue dans de nombreux pays, reste une des mesures d’hygiène et de prévention les plus importantes parmi le large éventail proposé par les médecines douces. Garantie d’une bonne résistance immunologique, elle est une véritable alliée dans le maintien d’un bon état de santé.

 

L’irrigation du côlon n’est pas un acte médical mais une simple mesure d’hygiène préventive